Innovation Reduite
Extraire des informations de ces documents :
http://www.researchoninnovation.org/patent.pdf
http://www.ffii.org.uk/ftc/ftc.html
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RisqueProgrammation ( Merci beaucoup )
La décision d'autoriser ou non les brevets logiciels va déterminer le type de développement : si les brevets logiciels existent, alors chacun, particulier ou entreprise, aura intérêt à breveter ses innovations, sous peine de les voir breveter par quelqu'un d'autre qui se les serait appropriées.
Dès lors, on peut s'attendre à voir toutes les technologies logicielles brevetées, comme par exemple le multi-tâche (méthode permettant de faire tourner plusieurs programmes en même temps, utilisée dans la plupart des systèmes d'exploitation actuels). Il se trouve que chaque innovation se sert des précédentes, comme dans un raisonnement mathématique on se sert de théorèmes déjà établis pour faire une démonstration.
Dès lors, on ne peut plus innover sans violer des brevets déjà déposés ou en payer les royalties. Or, pour ne pas courir le risque d'être poursuivi, l'inventeur doit payer pour la mise en oeuvre de son idée, ce que le particulier a rarement les moyens de faire.
L'innovation ne serait donc plus à la portée du particulier, à cause du peu de moyens dont il dispose. Elle serait réservée aux grosses entreprises, d'où une concentration des brevets : quelques grosses entreprises les posséderaient presque tous.
Mais en quoi cela est-il néfaste ?
On peut défendre l'idée qu'il est préférable de laisser l'innovation entres les mains des grosses entreprises, tout dépend du modèle de développement que l'on souhaite avoir. Dans un cas, les entreprises ont tout le contrôle des technologies de l'information, avec la justice qui tente de gérer l'équilibre et empêcher le monopole. Dans l'autre, chaque personne peut librement s'entrainer, explorer et tester ses idées.
En fait, le combat pour/contre les brevets logiciels représente le conflit entre logiciels libres et logiciels propriétaires. Le modèle de développement imposé par le logiciel propriétaire évolue nécessairement dans le sens des brevets logiciels, qui après les trois libertés fondamentales de libre redistribution, d'accès au code source et de modification, ote à l'utilisateur la liberté de créer !
<remarque>
(ccomb) : je ne suis pas d'accord, le combat pour/contre les brevets logiciels n'a rien à voir avec libre/proprio ! Les brevets logiciels vont tuer aussi les PME éditrices de logiciels propriétaires, car elles n'auront pas les moyens de prendre des licences ni même de déposer des brevets (~25000 EUROS par brevet).
C'est plutôt un combat monopole/concurrence. D'autre part, il faut remarquer que les innovations viennent plus souvent de particuliers ou de petites start-up plutôt que des grosses entreprises, qui se contentent de racheter l'innovation au lieu de la créer. Si les brevets tuent les PME, l'innovation sera tuée en même temps.
(rmages) : je suis du même avis que Christophe (ccomb)
</remarque>
On a pu constater que le développement des logiciels libres a été le moteur de grandes innovations. L'acceptation des brevets logiciels revient à tuer le libre ; l'innovation serait donc freinée par les contraites d'ordre judiciaire.
<remarque>
par rapport a la premiere ligne de ce document, pour se proteger des brevets, une simple publication datée de l'invention suffit pour invalider un brevet. Publication dans une revue, ou un journal. La date de parution doit être inferieur à la date de demande de brevet.
Garder les journaux, et publier vos travaux.
Il ne faut pas perdre de vue que ce qui a permis à l'informatique de se développer si rapidement est la facilité avec laquelle il est possible de produire quelque chose de nouveau en se basant sur l'existant. Que serait internet aujourd'hui si quelques grandes sociétés américaines avaient pris possession des droits d'utilisation du protocole HTTP au début des années 90 ?
Si on fait le parallèle avec l'industrie de la micro-informatique, on a un exemple frappant des effets néfastes du brevet sur l'innovation. La plupart des pionniers de l'informatique personnelle de la fin des années 80 ont disparu faute de savoir se renouveler. Aujourd'hui il ne reste que les compatibles PC, dérivés d'une idée que l'on doit au géant IBM, et les machines Apple Macintosh. Dans le premier cas, IBM n'a pas su protéger son invention, ce qui a permis à cette plateforme de se développer et de démocratiser l'informatique chez les particuliers. En revanche, dans le deuxième cas, quelques inventeurs géniaux ont créé une machine dans leur garage et fondé une entreprise sur ce concept. Puis Apple a périclité, enfermée dans son architecture propriétaire. Aujourd'hui, elle doit en partie sa survie aux logiciels libres, qui constituent la base de son système d'exploitation, et reste une des rares alternatives au monopole de Microsoft.