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Art 52 EPC: Interpretation and Revision

Art 52 CBE (Convention sur le brevet europen) : Interprtation et rvision

The limits of what is patentable which were laid down in the European Patent Convention of 1973 have been eroded over the years. Influential patent courts have interpreted Art 52 in a way that renders it obscure and meaningless. Not all courts have followed this interpretation, and numerous law scholars have shown why it is not permissible. The EPO had accepted the inconsistencies in anticipation of an expected change of law. However this expectation was frustrated in 2000 by the governments and in 2003 by the European Parliament. The Parliament voted for a clarification which gives Art 52 back its meaning. Meanwhile, proponents from all sides have proposed to modify Art 52(3) EPC in one or the other way, of course while claiming that this merely serves to "clarify the status quo" or to implement a directive which serves this purpose, and, since the European Commission and the Council have not signalled support for the Parliament's approach, there is still no commmon understanding of which "status quo" we are talking about.
Les limites du champ du brevetable qui ont t fixes dans la CBE (Convention sur le Brevet Europen) de 1973 ont t d'anne en anne mises mal. Des tribunaux influents spcialiss en brevets ont interprt l'article 52 d'une faon telle qu'ils l'ont rendu obscur et vid de son sens. Tous les tribunaux n'ont pas suivi cette interprtation et de nombreux spcialistes en droit ont montr pourquoi cela n'tait pas acceptable. L'Office europen des brevets (OEB) a accept les incohrences en anticipant un changement de la loi qu'il esprait. Mais cette attente a t dcue : en 2000 par le fait des gouvernements et en 2003 par celui du Parlement europen. Le parlement vota pour une clarification qui redonna tout son sens l'article 52. Pendant ce temps les partisans de tous bords proposrent de modifier l'article 52(3) de la CBE dans un sens ou dans un autre, naturellement sous pretexte de simplement apporter une clarification du statu quo ou de mettre en place une directive qui irait dans ce sens, et, puisque la Commission europenne et le Conseil n'ont pas montr de signes de soutien l'approche du Parlement, il n'y a toujours pas de consensus sur ce que dsigne ce statu quo .

Current Version of Art 52

Version actuelle de l'article 52

The European Patent Convention (EPC) was signed by its core member states in 1973 and went into force in 1978, when the European Patent Office (EPO) was established on its basis. At their revision conference in 2000, the EPC member states proposed to insert "in all fields of technology" into Art 52(1) and to delete paragraph Art 52(4).
La Convention sur le brevet europen (CBE) a t signe par ses tats membres fondateurs en 1973. Elle est entre en application en 1978, quand l'Office europen des brevets (OEB) a t mis en place. Lors de leur confrence de rvision en 2000, les tats membres de la CBE ont propos d'insrer dans tous les domaines technologiques dans l'article 52(1) et de supprimer le paragraphe 4 de l'article 52.

Article 52: Patentable Inventions

1. European patents shall be granted for inventions [ in all fields of technology ], as far as they are new, involve an inventive step and are susceptible of industrial application.
2. The following in particular shall not be regarded as inventions within the meaning of paragraph 1:
1. discoveries, scientific theories and mathematical methods;
2. aesthetic creations;
3. schemes, rules and methods for performing mental acts, playing games or doing business, and programs for computers;
4. presentations of information.
3. The provisions of paragraph 2 shall exclude patentability of the subject-matter or activities referred to in that provision only to the extent to which a European patent application or European patent relates to such subject-matter or activities as such.
4. Methods for treatment of the human or animal body by surgery or therapy and diagnostic methods practised on the human or animal body shall not be regarded as inventions which are susceptible of industrial application within the meaning of paragraph 1. This provision shall not apply to products, in particular substances or compositions, for use in any of these methods.
Article 52: Inventions brevetables

1. Les brevets europens sont dlivrs pour les inventions [dans tous les domaines technologiques] nouvelles impliquant une activit inventive et susceptibles d'application industrielle.

2. Ne sont pas considrs comme des inventions au sens du paragraphe 1 notamment :
1. les dcouvertes ainsi que les thories scientifiques et les mthodes mathmatiques;
2. les crations esthtiques;
3. les plans, principes et mthodes dans l'exercice d'activits intellectuelles, en matire de jeu ou dans le domaine des activits conomiques, ainsi que les programmes d'ordinateurs;
4.les prsentations d'informations.
3. Les dispositions du paragraphe 2 n'excluent la brevetabilit des lments numrs auxdites dispositions que dans la mesure o la demande de brevet europen ou le brevet europen ne concerne que l'un de ces lments, considr en tant que tel.
4. Ne sont pas considres comme des inventions susceptibles d'application industrielle au sens du paragraphe 1, les mthodes de traitement chirurgical ou thrapeutique du corps humain ou animal et les mthodes de diagnostic appliques au corps humain ou animal. Cette disposition ne s'applique pas aux produits, notamment aux substances ou compositions, pour la mise en oeuvre d'une de ces mthodes.

The Initial Interpretation and its Erosion

L'interprtation initiale et sa drive

Until the late 80s, this was unanimously interpreted as clearly excluding software patents, as they are usually understood in the discussion today. E.g. in 1990 the Technical Board of Appeal of the EPO explains its refusal of 1984 to allow a document processing system on the basis of Art 52.2c:
Jusqu' la fin des annes 80, on interprtait unanimement ceci comme excluant clairement les brevets logiciels, tels que nous les entendons de nos jours. Par exemple en 1990, la Chambre de recours technique de l'OEB explique son refus de 1984 d'autoriser un dispositif de traitement de document au titre de l'article 52.2.c

The reason given for the refusal was that the contribution to the art resided solely in a computer program as such within the meaning of Article 52 EPC, paragraphs 2(c) and Consequently, this subject-matter was not a patentable invention within the meaning of Article 52(1) EPC, in whatever form it was claimed.
La demande a t rejete au motif que le seul apport en matire technique rside dans un programme d'ordinateur considr en tant que tel, au sens de l'article 52, paragraphes (2)c) et (3) CBE. Il ne s'agit donc pas d'une invention brevetable au sens de l'article 52(1) CBE, quelle que soit la formulation des revendications s'y rapportant.

In arriving at this conclusion the Examining Division argued on the basis that Claims 1 and 2 related to a method for automatically abstracting and storing an input document in an information storage and retrieval system and Claims 3-6 to a corresponding method for retrieving a document from the system. The claims specifically referred to a dictionary memory, input means, a main memory and a processor. These hardware elements were classical elements of an information and retrieval system (...) and objectionable under Article 54(2) EPC as lacking novelty. According to the present description (...) the method steps were implemented by programming such a classical system. The claimed combination of steps did not imply an unusual use of the individual hardware elements involved. The claims merely defined a collocation of known hardware and new software concerned with document information to be stored but not with an unexpected or unconventional way of operating the known hardware. The differences between the prior art and the subject-matter of the present application were defined by functions to be realised by a computer program which was used to implement a particular algorithm, or mathematical method, for analysing a document. In other words the steps of the method defined operations which were based on the content of the information and were independent of the particular hardware used.
La division d'examen a pris cette dcision au motif que l'objet des revendications 1 et 2 est une mthode permettant de rsumer et d'enregistrer automatiquement un document d'entre dans un systme de stockage et de recherche de l'information, les revendications 3 6 portant sur une mthode correspondante permettant de retrouver un document dans le systme. Dans les revendications, il est fait spcialement rfrence un dictionnaire mis en mmoire, des moyens d'entre, une mmoire centrale et un processeur. Tous ces composants matriels sont des composants classiques d'un systme de stockage et de recherche de l'information [...], et ils appellent des objections au titre de l'article 54(2) CBE, en raison de leur absence de nouveaut. Il ressort du texte actuel de la description [...], que cette mthode est mise en oeuvre ses diffrentes tapes grce la programmation d'un systme classique de ce genre. Selon la division d'examen, la combinaison d'tapes revendique n'implique pas une utilisation inhabituelle des diffrents composants matriels mis en oeuvre. Les revendications dfinissent uniquement l'agrgation d'un matriel connu et d'un logiciel nouveau permettant de mmoriser l'information contenue dans un document ; elle ne portent pas sur un mode d'exploitation inattendu ou inhabituel du matriel connu. Les diffrences existant entre l'objet de la prsente demande et l'tat de la technique sont dfinies comme tenant aux fonctions que doit raliser un programme d'ordinateur utilis pour la mise en oeuvre d'un algorithme donn ou d'une mthode mathmatique dtermine, en vue d'analyser un document. En d'autres termes, les tapes successives de la mthode correspondent des oprations qui s'effectuent en fonction du contenu de l'information et ne dpendent pas du matriel particulier utilis.

traduction officielle sur - version anglaise :

In other words, a collocation of standard computing hardware with new computing rules (algorithms), in whatever form it is presented in the claim, would be excluded from patentability.
En d'autres termes, une agrgation d'un materiel informatique classique et de nouvelles mthodes de calcul (algorithmes), quelque soit la forme avec laquelle elle est prsente dans la revendication, devrait tre exclue de la brevetabilit.

This was also clearly expressed in the Examination Guidelines of the European Patent Office of 1978.
Ceci tait galement exprim clairement dans les lignes directrices d'examen relatives dites par l'Office Europen des Brevets de 1978.

However, in 1985 the Guidelines were revised and in particular the limits of patentability with respect to programs for computers were blurred. In two decisions of 1986, the EPO's Technical Board of Appeal reinterpreted the list of exclusions to mean that only "non-technical" innovations should be excluded, but refused to define "technical" -- a concept that was not mentioned in the law. From thereon the EPO embarked on a slippery slope by gradually widening the meaning of what could be understood to be "technical".
Cependant, les directives furent rvises en 1985 et en particulier les limites de la brevetabilit concernant les programmes d'ordinateurs furent brouilles. Dans deux dcisions de l'anne 1986, la Chambre de recours de l'OEB rinterpreta la liste des exclusions pour exprimer que seules les innovations non-techniques devraient tre exclues, mais en refusant de dfinir le mot technique -- un concept qui n'tait pas mentionn dans le droit. Depuis lors, l'OEB s'est engag sur une pente glissante en largissant graduellement le sens de ce que l'on pouvait considrer comme tant technique .

The EPO's reinterpretation of 1985/1986 and the subsequent loosening were criticised by law scholars such as Krasser, Benkard and Vivant and have led to a schism of judicial practise, which a new EU directive is supposed to overcome.
La rinterprtation de la part de l'OEB dans les annes 1985, 1986 et les relchements qui en ont dcoul furent critiqus par des spcialistes en droit comme Krasser, Benkard et Vivant et ont conduit un vritable schisme au niveau de la jurisprudence, schisme qu'une nouvelle directive de l'Union europenne est suppos surmont.

See also BPatG Error Search 2002/03/26: system for improved computing efficiency = program as such, Melullis 2002: Zur Sonderrechtsfhigkeit von Computerprogrammen and BGH copyright senate 1990-10-04: "Betriebssystem" (operating system) Decision
Voir aussi : Cour fdrale allemande des brevets (BPatG), recherche d'erreur, 26/03/2002 : systme pour amliorer l'efficacit d'un calcul sur ordinateur = programme en tant que tel, Mellulis, 2002 : du droit spcial des programmes d'ordinateur et Snat de la Haute cour allemande (BGH) en matire de copyright, 04/10/1990 : dcision sur les systmes d'exploitation

The decisions at the EPO were understood to have been taken "in response to pressure from the computer industry and trends emerging in the US".
Les dcisions prises par l'OEB furent comprises comme l'ayant t en rponse aux pressions de l'industrie informatique et selon les tendances mergentes aux USA .

- Hk-cityu-is-euswpat Dr Matthew Lee, 1994: Patentability of Software-Related Inventions
- Hk-cityu-is-euswpat Dr. Matthew Lee, 1994 : Brevetabilit des inventions relatives aux logiciels

- Bernhardt & Kraer, 1986: Lehrbuch des Patentrechts -- Recht der Bundesrepublik Deutschland, Europisches und Internationales Patentrecht
- Bernhardt & Kraer, 1986 : Manuel de droit des brevets -- droit concernant les brevets de Rpublique fdrale d'Allemagne, europens et internationnaux

German manual of patent law of 1986, explains the correct interpretation of Art 52 EPC, as used by the German courts, and explains that the German courts are thereby resisting "pressure from the software industry". Krasser also mentions the revision of the EPO's examination guidelines in 1985 and explains that they, while still unclear, seem to be moving into the direction demanded by "the industry".
Le manuel allemand du droit des brevets de 1986, explique l'interprtation correcte de l'article 52, celle que les tribunaux allemands appliquent, et qu'ainsi ces tribunaux rsistent aux pressions de l'industrie du logiciel . Krasser indique aussi la rvision des directives relatives l'examen de l'Office Europen en 1985 et explique qu'elles semblent, sans tre encore trs claires, prendre la direction demande par l'industrie

New version of Art 52 according to the EPO's Base Proposal of 2000

Nouvelle version de l'article 52 selon la proposition de base de l'OEB de 2000

At the Diplomatic Conference in november 2000, the EPO sought to remove all traces of restricting definitions of "invention" from the Law and instead open the way for patentability of all practical and repeatable problem solutions. This has allowed the EPO to formulate a very short proposal.
la Confrence diplomatique de novembre 2000, l'OEB chercha supprimer de la loi toute trace de dfinitions restrictives du mot invention , et la place, tenta d'ouvrir le champ de la brevetabilit l'ensemble des solutions un problme qui soient pratiques et reproductibles. Cela a conduit l'OEB formuler une proposition trs succinte.

Patentable Inventions

European patents shall be granted for inventions in all fields of technology, as far as they are new, involve an inventive step and are susceptible of industrial application.

Inventions brevetables

Les brevets europens sont dlivrs pour toute invention dans tous les domaines technologiques, condition qu'elle soit nouvelle, qu'elle implique une activit inventive et qu'elle soit susceptible d'application industrielle.

traduction officielle sur - version anglaise :

As a result of an uproar of public opinion, politicians from major countries prevented this planned change of Art 52. Yet the "Base Proposal" version was accepted as a new wording for Art 52(1), and Art 52(4) was deleted (whereby the concept of "industrial application" was further weakened).
Consquence d'un certain tumulte au sein de l'opinion publique, des responsables politiques des principaux pays empcherent ce projet de modification de l'article 52. Malgr cela la proposition de base fut accepte comme une nouvelle formulation de l'article 52(1), et l'article 52(4) fut supprim (ainsi le concept d'application industrielle fut davantage affaibli ).

Thus the revised version of Art 52 EPC, which is not yet in force, contains the TRIPs formula "in all fields of technology", but fails to define the new term "technology", which doesn't exist in the old EPC. Thus clause (2) seems relativised by an indeterminate concept from an international treaty. It would have been in the interest of clarity and legal security to concretise this concept, e.g. by explaining clearly what is to be understood by a "technical invention" and why algorithms, business methods and rules for operating known data processing equipment do not belong into this category. Instead the legislators opted for introducing indeterminate concepts and potential contradictions into the law, which are then likely to be resolved by putting the appositive "as such" from 52(3) in quotes to make it appear mysterious and unclear, so as to allow the patent judiciary to rely on its own favored interpretation of "fields of technology" or even to point to alleged WTO constraints, thus giving up the clarity and integrity of national law in favor of arbitrary decisionmaking by the international patent lawyer community.
Ainsi la version rvise de l'article 52 de la CBE, qui n'est cependant pas en vigueur, inclue la formulation de l'accord sur les ADPIC dans tous les domaines technologiques , mais sans dfinir le nouveau terme technologique , terme qui ne figure pas dans l'ancienne version de la CBE. Ainsi la clause (2) semble s'appuyer sur un concept non dfini d'un trait international. Il eut t dans l'intrt de la clart et de la scurit juridique de prciser ce concept, par exemple en expliquant clairement ce que l'on entend par invention technique et pourquoi les algorithmes, les mthodes d'affaires, et les rgles pour le fonctionnement d'un systme connu de traitement de donnes n'appartiennent pas cette catgorie. la place, les lgislateurs optrent pour l'introduction dans la droit de concepts non dfinis et de potentielles contradictions, qui sont ensuite mme d'tre rsolues en ajoutant l'apposition entre guillemets en tant que tels de l'article 52(3), la rendant mystrieuse et confuse, de manire laisser la juridiction des brevets sous la dpendance de ses interprtations prfres de domaines technologiques , voire de manire renvoyer vers des contraintes prsumes de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), et de ce fait abandonnant la clart et l'intgrit de la loi nationale la faveur d'une prise de dcision arbitraire de la communaut internationale des avocats des brevets.

Art 52(4) about surgery on the human body was "only" reworded and moved to Art 53. This however implies that surgery methods are no longer considered to be non-inventions, non-technical or non-industrial. In this way, the Diplomatic Conference further weakened the TRIPs concepts on which it decided to rely for limiting patentability.
L'article 52(4) relatif la chirurgie humaine a t seulement reformul et dplac vers l'article 53. Cela a cependant pour consquence que les procds chirurgicaux ne sont plus considrs comme ne relevant ni des inventions, ni du domaine technique ou industriel. Ainsi, la Confrence diplomatique a affaibli encore plus les concepts des ADPIC sur lesquels fut prise la dcision de limiter la brevetabilit.

The Amended Directive and the EPC

La directive amende et la CBE

The current legal regulation about the limits of patentability is, contrary to what its violators say, clear and unambiguous. There are however lawcourts which consider this regulation inadequate and have replaced it by a different regulation in anticipation of a change of law. As Prof. Michel Vivant writes in 1998:
L'actuelle lgislation sur la limitation de la brevetabilit, contrairement ce que prtendent ceux qui la violent, est claire et dpourvue d'ambigut. Malgr cela il se trouve des juristes qui considrent cette lgislation inadquate et l'ont remplac par par une diffrente juridiction en anticipant un changement de la loi. Comme le professeur Vivant l'crivait en 1998 :

In reality, the national and conventional rules are clear: they stipulate without ambiguity a principle of non-patentability of software. The game which is being played today consists in twisting these rules one way or another, e.g. by imagining to consider, as we have seen, the totality of software and hardware as a virtual machine which is potentially patentable (tomorrow ...). From that point on one can speak about software in patent language. The patents which may be obtained this way, by this channel or by another, however still do not have any value beyond what we lend to them - but of course it is possible that they will finally acquire a value simply through an informal consensus to stop discussing the question. In fact, the efficiency of this twisting of rules of law is largely dependent on whether this consensus evolves to take for granted -- against the rules of written law -- that we will play this game or not. This question is no longer a legal question in the strict sense of the term.
En ralit, les rgles nationales et conventionnelles sont claires : elles posent sans quivoque un principe de non-brevetabilit du logiciel. Le jeu qui se joue aujourd'hui consiste contourner d'une manire ou d'une autre celles-ci, par exemple en imaginant de considrer, comme on l'a vu, l'ensemble constitu par le matriel et le logiciel comme une machine virtuelle susceptible (demain ...) d'tre brevetee. ce compte-l, on peut parler brevets. Les brevets susceptibles d'tre ainsi obtenus, par ce canal ou un autre, n'ont, toutefois, que la valeur qu'on leur prte - mais il ne faut pas carter l'hypothse selon laquelle on finirait par une sorte de consensus ne pas vraiment la discuter. De fait, l'efficacit de ce countournement des rgles lgales sera largement fonction du fait qu'un tel consensus se dgagera pour accepter
contre les rgles positives
que ce nouveau jeu se joue ou non. La question ne se situe plus sur le terrain juridique stricto sensu.

After an intensive public debate it has turned out that the current legal rule is adequate and that recent EPO caselaw is at odds with both the law and the public interest. The courts are called upon to correct their practise and apply the law.
Aprs un intense dbat public, il s'est avr que la rglementation officielle actuelle est pertinente et que la rcente jurisprudence de l'OEB est l'encontre de la loi et de l'intrt gnral. Les tribunaux sont appels corriger leur pratique et appliquer la loi.

The European Parliament has passed an amended directive which reconfirms the system of Art 52 EPC and makes it more explicit. Frits Bolkestein and some people in the Council do not like this clarification and propose to opt instead for a revision of the EPC or some other kind of inter-governmental agreement. The UK Patent Office has proposed to rewrite Art 52(3) in a way that allows anything deemed "technical" to be patented. On the other hand it would also be possible to concretise Art 52 EPC itself further in the spirit of the amended directive. Putting positive definitions of "technical field", "technology", "industry" etc, as found in the amended directive, into Art 52ff EPC or its national versions could become a way of implementing the directive.
Le Parlement europen a fait passer une directive amende qui raffirm les dispositions de l'article 52 de la CBE et les rend encore plus explicites. Frits Bolkestein et quelques personnes du Conseil n'apprcient pas cette clarification et proposent la place d'opter pour une rvision de la CBE ou d'autres types d'accords inter-gouvernementaux. L'Office anglais des brevets a propos de rcrire l'article 52(3) d'une telle faon qu'il accorde le droit d'tre brevet toute chose considre comme technique . Par ailleurs il serait aussi possible de concrtiser l'article 52 de la CEB encore davantage dans l'esprit de la directive amende. Donner des dfinitions positives au sein de l'article 52ff de la CBE ou de ses versions nationales de domaine technique , technologie , industrie etc., telles que ces dfinitions figurent dans la directive amende, pourrait devenir un moyen d'implmenter la directive.

Any rewriting would probably entail a change in Art 52(3), since this has been used to make the law appear unclear. If rewritten in the spirit of the amended directive, Art 52(3) might be removed altogether, because it is to be considered purely explanatory. A "program as such" is a "program as a program" (in contrast with "a program as implementation feature of an claim object whose inventive part is not a program"). It stresses a self-evident differentiation which belongs in the Examination Guidelines. Deleting it from the law would be a convenient way of telling lawcourts to return to the correct interpretation of the law, which was predominant during the 1970/80s.
Toute rcriture entranerait vraisemblablement une modification de l'article 52(3), et cela a t utilis pour rendre la loi obscure. Dans le cas d'une rcriture selon l'esprit de la directive amende, l'article 52(3) pourrait tre compltement supprim, puisque qu'il est considr comme une pure explication. Un programme en tant que tel est un programme en tant que programme (par opposition avec un programme en tant que fonctionnalit mettant en oeuvre un objet revendiqu dont la partie inventive n'est pas un programme ). Il souligne une diffrenciation vidente qui figure dj dans les directives relatives l'examen. Le supprimer de la loi serait un moyen commode pour dire aux tribunaux de revenir une interprtation correcte de la loi, interprtation majoritaire dans les dcennies 1970, 1980.

Annotated Links

Liens annots

- Interpretation of art 52 of the European Patent Convention in view of the question, to what extent software is patentable
- Interpretation de l'article 52 de la Convention sur le brevet europen dans la perspective de savoir jusqu' quel point le logiciel est brevetable

Dr. Karl Friedrich Lenz, professor for German and European Law at Aoyama Gakuin University in Tokyo, investigates using the various universally accepted methods of law interpretation which meaning has to be attributed to the text of art 52 EPC today and reaches the conclusion that the Technical Boards of Appeal of the European Patent Office have for some time now regularly granted patents on programs for computers as such and are showing a disturbing willingness to substitute their own value judgements for those of the legislator.
Le Dr. Karl Friedrich Lenz, professeur de droit allemand et europen l'universit d'Aoyama Gakuin Tokyo, en utilisant les diverses mthodes universellement admises d'interprtation du droit, tudie quelle signification doit tre aujourd'hui attribue au texte de l'art 52 EPC et parvient la conclusion que les Chambres de recours techniques de l'Office europen des brevets ont rgulirement accord, depuis maintenant un certain temps, des brevets sur des programmes d'ordinateurs en tant que tels et montrent une volont inquitante de substituer leurs propres jugements de valeur ceux du lgislateur.

- Moses, the Ten Exclusions from Patentability and "stealing with a further ethical effect"
- Mose, les dix exclusions de la brevetabilit et le vol avec un effet thique supplmentaire

Computer programs are both unpatentable and patentable in Europe. How did the European Patent Office's Technical Boards of Appeal gradually manage to patent the unpatentable? Where taboos and artificially induced complexity mine the road, satiric comparison is often the fastest way to a thourough understanding.
Les programmes d'ordinateurs sont la fois brevetables et non brevetables en Europe. Comment les chambres de recours techniques de l'Office europen des brevets sont-ils graduellement parvenus breveter le non brevetable? L o les tabous et la complexit artificiellement induite sont des obstacles, la comparaison satirique est souvent la manire la plus rapide de parvenir une comprhension approfondie.

Il faut corriger l'orthographe anglaise de thourough (thorough) -> fichier epue52moses.en.txl envoy, advienne que pourra...

- Stalin & Software Patents
- Staline et les brevets logiciels

In this contribution to the European Patent Office (EPO) mailing list, a European patent attorney cites the EPO Examination Guidelines of 1978 as clear documentary evidence for the intention of the legislator to keep computer programs on any storage medium free from any claims to the effect that their distribution, sale or use could infringe on a patent. But the European Patent Office's Technical Board of Appeal (TBA) apparently considered itself to be a kind of modern Stalin, an ultimate sources of wisdom in matters of whatever complexity, standing high above the legislator and the peoples of Europe, and even above the EPO's own institutions for judicial review. In this way the TBA risks to antagonise the public, to create harmful legal insecurity especially for small patent-holders and to severely damage the delicate process of building confidence in international institutions. The TBA should see itself as a conservator rather than an innovator.
Dans cette contribution la liste de diffusion de l'Office europen des brevets (OEB), un avocat europen en brevets cite les directives relatives l'examen de l'OEB de 1978 comme faisant parties des preuves documentes de l'intention du lgislateur de conserver les programmes d'ordinateurs, sur n'importe quel support de stockage, exempts de toute revendication de sorte que leur distribution, leur vente ou leur utilisation puisse violer un brevet. Mais la Chambre de recours technique (Technical Board of Appeal : TBA) de l'Office europen des brevets s'est apparemment considre comme tant un Staline moderne, une ultime source de sagesse dans tous les sujets complexes, surplombant le lgislateur et les peuples europens, et mme les institutions de l'OEB en ce qui concerne le contrle judiciaire. Ainsi la TBA risque de s'opposer au public, de crer l'inscurit lgale nocive particulirement pour de petits dtenteurs de brevets et d'entamer svrement le dlicat processus d'tablissement de la confiance dans les tablissements internationaux. La TBA devrait se considrer comme conservateur plutt qu'un innovateur.

- Scandinavia: even without the "as such" clause, stealing can have a further legal effect
- Scandinavie: mme sans la clause en tant que tels , le vol peut avoir un effet juridique supplmentaire

Art 52 of the European Patent Convention (EPC) stipulates that programs for computers as well as mental rules, mathematical methods, ways of presenting information etc are not patentable inventions and may therefore not be claimed as such. The wording "as such" from Art 52(3) has however been used to undo all explicit limits on patentability. The European Patent Office (EPO) has in 1997 begun to subdivide computer programs into two groups, "as-such programs" and "not-as-such programs", and has tried to justify this by historical claims about how art 52 EPC came about. This reasoning is at odds with grammar as well as with history. One particularly nice set of evidence comes from Scandinavia: the Danish and Swedish national versions of art 52 EPC do not literally render Art 52(3) but rather incorporate its meaning in the first line of their version of Art 52(2), coming to exactly the same common sense conclusions to which independent grammatical analyses have come and which are also stated in the early EPO examination guidelines: that a "program as such" is "something that constitutes only a program". It confirms that Art 52(3) merely exhorts examiners to look carefully where the novel achievement really lies, e.g. in a programming solution or in a chemical process which may happen to run under program control.
L'article 52 de la Convention sur le brevet europen (CBE) stipule que les programmes d'ordinateurs, ainsi que les oprations mentales, les mthodes mathmatiques, les manires de prsenter l'information, etc. ne sont pas des inventions brevetables et ne peuvent donc tre rvendiques en tant que tels. Les mots en tant que tels de l'art 52(3) ont t cependant employs pour supprimer toutes les limitations explicites la brevetabilit. En 1997, L'Office europen des brevets (OEB) a commenc rpartir les programmes d'ordinateur en deux groupes : les programmes en tant que tels et les programmes non en tant que tels . L'OEB a essay de justifier ceci par des considrations historiques au sujet de la faon dont l'article 52 CBE a t conu. Ce raisonnement est en dsaccord avec la grammaire aussi bien qu'avec l'histoire. La Scandinavie le prouve de manire particulirement lgant : les versions nationales danoises et sudoises de l'article 52 CBE ne traduisent pas littralement l'article 52(3) mais incorporent plutt sa signification dans la premire ligne de leur version de l'article 52(2), arrivant exactement aux mmes conclusions de bon sens auxquelles les analyses grammaticales indpendantes sont parvenues et qui furent galement noncs dans les premires directives relatives l'examen de l'OEB : qu'un programme en tant que tel est quelque chose qui constitue seulement un programme . Ceci confirme que l'article 52(3) recommande instamment et simplement aux examinateurs de regarder soigneusement o se situe vraiment la nouvelle ralisation, par exemple dans une solution de programmation ou dans un procd chimique qui est susceptible d'tre excut sous le contrle d'un programme.

- Why can't I patent my movie (as such)?
- Pourquoi ne puis-je pas breveter mon film (en tant que tel) ?

A comment on software patents, actually.
En fait, un commentaire sur les brevets logiciels.

- European Patent Convention
- Convention sur le brevet europen

Text of EPO edition
Texte officiel de l'OEB

- Art 52 EPC: Patentable Inventions
- Article 52 CBE: Inventions brevetables

full text from the EPO web server
texte intgral sur le serveur web de l'OEB

- EPC 172: Right of Governments to Act against EPO
- CBE 172 :Droit des gouvernements pour agir contre l'OEB

The contracting states are responsible for shortcomings of the EPO.
Les tats signataires sont responsables des imperfections de l'OEB.

- Reports about the Munich Diplomatic Conference of 1973
- Rapports relatifs la confrence diplomatique de Munich de 1973

In autumn 1973 patent experts of the european governments convened in Munich for 1 month in order to create a unified european patent examination system. This conference led to the conclusion of the European Patent Convention (EPC) and to the creation of the European Patent Office (EPO). Art 52 EPC excludes programs for computers, mental rules, mathematical methods etc from patentability. This principle was further elaborated by the EPO's examination guidelines of 1978 and the initial court practise. However starting in 1986 judges at the EPO and some national courts started to extend the scope of patentability and render the exclusions of Art 52 EPC meaningless. In order to justify this, they used a teleologic and historic method of law interpretation which makes frequent reference to what the legislators in 1973 allegedly meant or did not understand. Therefore we have dug out the relevant documents and taken a look at the (relatively short) account about the negotiations concerning Art 52 EPC. This text offers no support for the EPO's method of interpretation. Quite to the contrary.
Durant l'automne 1973, des experts en brevets des gouvernements europens se sont runis Munich pendant 1 mois afin de crer un systme europen unifi d'examen de brevet. Cette confrence a conduit conclure la Convention sur le brevet europen (CBE) et crer l'Office europen des brevets (OEB). L'article 52 CBE exclut de la brevetabilit les programmes d'ordinateurs, les rgles mentales, les mthodes mathmatiques, etc. Ce principe a t prcis par les directives relatives l'examen de l'OEB de 1978 et par les pratiques initiales des tribunaux. Cependant, partir de 1986, des juges de l'OEB et quelques cours nationales ont commenc tendre le champ de la brevetabilit et vider de leur sens les exclusions de l'article 52 CBE. Pour justifier cela, ils ont employ une mthode tlologique et historique d'interprtation du droit se rfrant frquemment ce que les lgislateurs sont supposs avoir voulu dire ou n'avoir pas compris. Par consquent, nous avons cherch dans les documents appropris et avons jet un coup d'oeil au compte-rendu (relativement succinct) relatif aux ngociations sur l'article 52 CBE. Ce texte n'apporte aucun soutien la mthode d'interprtation de l'OEB. Bien au contraire.

- EPO 1978: Examination Guidelines
- OEB 1978 : directives relatives l'examen pratiqu l'OEB

Adopted by the President of the European Patent Office in accordance with EPC 10.2a with effect from 1978-06-01. Excerpts concerning the question of technical invention, limits of patentability, computer programs, industrial application etc.
Adoptes par le prsident de l'Office europen des brevets selon l'article 10 de la CBE, prenant effet au 1er juin 1978. Extraits relatifs au problme de l'invention technique, des limitations du champ de la brevetabilit, des programmes d'ordinateurs, des applications industrielles, etc.

- EPO 1990: T 0022/85
- OEB 1990: T 0022/85

A Technical Board of Appeal of the European Patent Office (EPO) rejects a patent application which is directed to a program for computers. In 1984, the EPO's examiners had rejected the patents based on the original Examination Guidelines of 1978, saying that the claims referred to a "program for computers". The appellant argued on the basis of newer Guidelines and caselaw that his claims are directed to technical effects and not a program as such. The Board of Appeal rejects the appeal by arguing indirectly that the use of general-purpose computer hardware does not confer technicity on an abstract method: "Abstracting a document, storing the abstract, and retrieving it in response to a query falls as such within the category of schemes, rules and methods for performing mental acts and constitutes therefore non-patentable subject-matter under Article 52 EPC" and "The mere setting out of the sequence of steps necessary to perform an activity, excluded as such from patentability under Article 52 EPC, in terms of functions or functional means to be realised with the aid of conventional computer hardware elements does not import any technical considerations and cannot, therefore, lend a technical character to that activity and thereby overcome the exclusion from patentability."
La chambre de recours technique de l'Office europen des brevets (OEB) rejette une demande de brevet qui est pilote par un programme pour d'ordinateur. En 1984, les examinateurs de l'OEB avaient rejet les brevets en s'appuyant sur les directives originales d'examen de 1978, arguant que les revendications se rapportaient un programme d'ordinateur . Le demandeur a maintenu qu'il s'appuyait sur des directives plus rcentes, ainsi que sur la jurisprudence, et que ses revendications ne portent que sur des effets techniques et non sur un programme en tant que tel. La chambre de recours rejette l'appel en arguant indirectement que l'utilisation de matriel informatique d'usage universel ne confre pas de caractre technique une mthode abstraite : Une mthode permettant de rsumer un document, de mmoriser le rsum obtenu, puis de le retrouver en interrogeant un ordinateur relve en tant que telle de la catgorie des plans, principes et mthodes dans l'exercice d'activits intellectuelles ; elle n'est donc pas brevetable, en vertu de l'article 52, paragraphes (2)c) et (3) CBE. et elle seule, l'indication de la marche suivre pour effectuer une activit exclue en tant que telle de la brevetabilit en application de l'article 52, paragraphes 2 et 3 CBE, et ceci en termes de fonctions ou de moyens relatifs des fonctions raliser l'aide de composants matriels classiques d'un ordinateur, ne fait pas intervenir d'lments techniques et ne peut donc confrer cette activit un caractre technique qui lui permettrait de ne pas tre exclue de la brevetabilit. .

traduction officielle sur - version anglaise :

- EPO TBA 2002/03 T 49/99: information modelling not technical, computer-implementation not new
- EPO TBA 2002/03 T 49/99: une modlisation informatise n'a pas de caratre technique, une mise en oeuvre par ordinateur n'est pas une innovation

In March 2002, a Technical Board of Appeal at the European Patent Office (EPO) rejects a patent application for a computerised information modelling system on the grounds that the subject matter is not an invention according to Art 52 EPC. The Board argues largely in the original spirit of the EPO and differs significantly from some other recent EPO caselaw. This is an important reason why industrial patent lawyers are pressing for new patentability legislation. Under a CEC/McCarthy directive, EPO decisions such as this one would no longer be possible.
En Mars 2002, une chambre de recours technique de l'Office europen des brevets (OEB) rejette une demande de brevet pour un systme informatis de modlisation sur la base suivante : l'objet n'est pas une invention selon l'article 52 de la CBE. L'argumentation de la chambre est bien dans l'esprit original de l'OEB et tranche de manire significative avec d'autres jurisprudences plus rcentes de l'OEB. Cel est une des raisons importantes pour lesquelles les avocats en proprit industrielle exercent une pression pour obtenir une nouvelle rglementation en matire de brevetabilit. Sous la directive selon la Commission ou selon McCarthy, une telle dcision de l'OEB n'aurait plus t possible.

- Regulation about the invention concept of the European patent system and its interpretation with special regard to programs for computers
- Rgulation du systme europen de brevets portant sur le concept d'invention et de son interprtation, notammment en ce qui concerne les programmes d'ordinateurs

We propose that the legislator draft any regulations on the question of software patentability along the lines of the following short and clear text.
Nous proposons au lgislateur d'baucher une rglementation sur la question de la brevetabilit du logiciel tout au long des lignes de ce texte court et clair .

- Patent Jurisprudence on a Slippery Slope -- the price for dismantling the concept of technical invention
- La jurisprudence en matire de brevets sur une pente glissante -- le prix du dmantelement du concept d'invention technique

So far computer programs and other rules of organisation and calculation are not patentable inventions according to European law. This doesn't mean that a patentable manufacturing process may not be controlled by software. However the European Patent Office and some national courts have gradually blurred the formerly sharp boundary between material and immaterial innovation, thus risking to break the whole system and plunge it into a quagmire of arbitrariness, legal insecurity and dysfunctionality. This article offers an introduction and an overview of relevant research literature.
Jusqu'ici les programmes d'ordinateurs et d'autres mthodes d'organisation et de calcul ne sont pas considres comme des inventions brevetables selon le droit europen. Ceci ne signifie pas qu'un processus de fabrication brevetable ne puisse tre command par un logiciel. Toutefois, l'Office europen des brevets et certains tribunaux nationaux ont graduellement brouill la frontire autrefois prcise entre innovation matrielle et non matrielle, prenant ainsi le risque de casser le systme entier et de le plonger dans un bourbier d'arbitraire, d'inscurit lgale et de dysfonctionnement. Cet article offre une introduction et une vue d'ensemble des textes de recherche sur ce sujet.

- Lamy Droit Informatique 1998
- Lamy Droit Informatique 1998

The article on patents analyses the history of French and European patent jurisdiction. It explains, why the European parliaments decided in the 60-70s against patentability of computer programs and how French courts supported this decision by some very clear verdicts even against software innovations related to the control of industrial production processes. It also explains how the European Patent Office since 1986 gradually deviated from these clear rules in 5 steps of logic-twisting. It warns however that the patents gratend by the EPO are of incertain value and could be negated by any national judge.
L'article sur les brevets analyse l'historique de la jurisdiction frangaise et europenne en matire de brevets. Il explique pourquoi les lgislateurs europens dans les annes 60-70 se sont prononc contre la brevetabilit du logiciel et comment les tibunaux franais ont soutenu cette dcision dans des verdicts trs clairs et mme contre des innovations logicielles se rapportant au contrle de processus industriels de production. Il explique galement comment l'Office europens des brevets, depuis 1986, a progressivement dvi de ces rgles claires dans un revirement de la logique en 5 tapes. Il avertit cependant que les brevets accords par l'OEB ont une valeur incertaine et pourraient tre invalid par n'importe quel juge national.

- Kiesewetter-Kbinger 2000: ber die Patentprfung von Programmen fr Datenverarbeitungsanlagen
- Kiesewetter-Koebinger 2000 : de l'examen de brevetabilit des programmes pour des systmes de traitement des donnes

A patent examiner analyses the inconsistencies of examining and granting patents on computer programs. In an attempt to reinterpret the law, which clearly prohibits the granting of patents on computer programs, jurisprudence has gradually allowed the granting of functional claims which allow the applicant to disguise a computer program. But these functional claims represent problems rather than solutions, the solution being a (non-patentable) computer program as such. Patenting problems is however even less permissible and even more harmful in its consequences.
Un examinateur de brevets analyse les contradictions consistant examiner et accorder des brevets sur des programmes d'ordinateur. Afin d'essayer de rinterprter le droit, qui interdit clairement l'octroi de brevets sur des programmes d'ordinateurs, la jurisprudence a progressivement permis l'octroi de revendications fonctionnelles qui permettent au demandeur de dguiser un programme d'ordinateur. Mais ces revendications fonctionnelles posent plus de problmes qu'elles n'apportent de solutions, la solution tant un programme d'ordinateur en tant que tel (non-brevetable). Breveter des problmes est cependant encore moins autorisable et mme encore plus nocif dans ses consquences.

- Knig 2001: Patentfhige Datenverarbeitungsprogramme - ein Widerspruch in sich
- Knig 2001 : brevetabilit des programmes de traitement des donnes, une contradiction en soi

Dr. Knig, patent attorney from Dsseldorf, points out inconsistencies in the software patent caselaw of the EPO and BGH, criticises "circular conclusions" and argues that the EPO has "done violence to art 52 EPC". Through a "grammatical interpretation" of "programs for computers as such" he finds that this can refer only to all kinds of computer programs without exception, as far as they are claimed alone. The EPC of 1973, transcribed into German law in 1978, no longer allows a distinction between technical and untechnical programs. However it ist still possible to patent program-related combination inventions, which then have to be examined for technicity, novelty, non-obviousness and industrial applicability. Courts have often shown more imagination in "helping themselves over the obstacles of art 52". There is an elegant indirect way to effectively grant full patent protection for computer programs as such while avoiding the recent incoherences of the EPO and BGH jurisdiction. As parts of combination inventions, programs for computers may, just as is frequently the case with discoveries and scientific theories, enjoy full "usage protection", if their distribution can be construed as contributory infringement of a combination invention.
Le Dr. Knig, avocat spcialis en brevets de Dsseldorf, met l'accent sur des contradictions de la jurisprudence de l'OEB et de la Haute cour allemande (BGH) au sujet des brevets logiciels, critique les conclusions circulaires et soutient que l'OEB a viol l'article 52 de la CBE . Par une interprtation grammaticale des programmes d'ordinateurs en tant que tels , il constate que ceci ne peut que s'appliquer tous les types de programmes d'ordinateur sans exception, dans la mesure o ils sont revendiqus seuls. La CBE de 1973, transcrite dans le droit allemand en 1978, ne permet plus une distinction entre les programmes techniques et non-techniques. Toutefois, il est encore possible de faire breveter des inventions en relation avec un programme associ, inventions qui doivent tre examines pour leur technicit, leur nouveaut, leur non-vidence et leur applicabilit industrielle. Les tribunaux ont souvent montr beaucoup d'imagination en essayant de s'affranchir des obstacles de l'art 52 . Il y a une manire indirecte lgante d'accorder efficacement une protection totale par un brevet pour des programmes d'ordinateurs en tant que tels tout en vitant les incohrences rcentes des juridictions de l'OEB et de la BGH. Au titre de parties d'une invention composite, les programmes d'ordinateurs, comme cel est frquemment le cas avec des dcouvertes et des thories scientifiques, peuvent bnficier intgralement d'une protection d'utilisation , si leur distribution peut tre interprte en tant que complicit d'infraction une invention composite.

- Europarl 2003-09-24: Amended Software Patent Directive
- [[ Parlement europen 2003-09-24 : Directive amende sur les brevets logiciels] Consolidated version of the amended directive "on the patentability of computer-implemented inventions" for which the European Parliament voted on 2003-09-24. Version consolide de la directive amende sur la brevetabilit des inventions mises en oeuvre par ordinateur rsultant du vote du 24 septembre 2003 du Parlement europen. - [[ Nol Mamre 2002-20-28: Let's just delete the "As Such" clause!]]
- [[ Nol Mamre 2002-20-28 : il n'y a qu' supprimer juste la clause en tant que tels ! Proposes to delete Art 52(3) EPC. Propose de supprimer l'article 52(3) de la CBE. - [[ CEC & BSA trying to impose unlimited patentability on Sweden]]
- La Commission et la BSA essaient d'imposer une brevetabilit illimite en Sude

In a statement submitted to the Swedish Ministry of Justice on behalf of SSLUG, a group of 6100 programmers and users of free software in the area around Copenhagen and Malm, Erik Josefsson shows how an influential group at the European Commission and the European Patent Office has eroded the standards of patentability and is trying to impose a regime of patentability on all achievements of the human mind that can help to solve some practical problem. This influential group has also, by overstretching the competence of the EPO's Technical Boards of Appeal, illegally overruled the Swedish courts and damaged the Swedish constitutional order. Even in their most recent decisions in the mid-nineties, the Swedish courts did not agree with the EPO's illegal practice, but now the European Commission is set to force this practice on Sweden by means of "european harmonisation". It was the duty of the EPO to abide by a role of "cold harmonisation" in the first place: act as a conservative follower and summarizer of national caselaw rather than as an innovative trendsetter pursuing its own agenda. Josefsson cites ample examples of patents granted by the EPO and rejected by Swedish courts.
Dans une dclaration soumise au ministre sudois de la justice au nom du SSLUG, un groupe de 6100 programmeurs et d'utilisateurs de logiciels libres des rgions de Copenhague et de Malm, Erik Josefsson montre comment un groupe influent la Commission europenne et l'Office europen des brevets a rod les normes de la brevetabilit et est en train d'essayer d'imposer un rgime de brevetabilit toutes les ralisations de l'esprit humain qui peuvent contribuer rsoudre un certain problme pratique. Ce groupe influent, en tendant outrance la comptence des chambres d'appel techniques de l'OEB, a galement outrepasss illgalement les tribunaux sudois et endommag l'ordre constitutionnel sudois. Mme dans leurs dcisions les plus rcentes, dans la dernire moiti de annes 90, les tribunaux sudois ne suivaient pas la pratique illgale de l'OEB, mais maintenant la Commission europenne est dtermine pour imposer cette pratique la Sude au moyen de l'harmonisation europenne . C'tait le devoir de l'OEB de respecter son rle d'harmonisateur froid en premier lieu : agir en tant que conservateur et rcapitulateur de la jurisprudence nationale plutt que comme un faiseur de tendance innovant, poursuivant son propre objectif. Josefsson cite des exemples consquents de brevets accords par l'OEB et rejets par les tribunaux Sudois.

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